mardi, 20 mars 2007

Sarkozy devant la Jeunesse au Zenith de Paris

Devant 12 000 jeunes réunis au Zénith à Paris ce dimanche, Nicolas Sarkozy s'est adressé à la jeunesse de France Il a parlé d'amour et de fraternité.

« Au-delà de la droite et de la gauche, au-delà des partis, au-delà des croyances, il y a quelque chose de plus grand qui s'appelle la France.

Je veux rendre à chaque jeune Français la fierté d'être Français. Cette fierté, je veux que nous l'offrions en partage à tous ceux qui veulent devenir Français, au lieu de les accueillir dans une France qui croirait si peu dans ses valeurs qu'elle ne se donnerait même plus la peine de les défendre.
Président de la République je veux rassembler tous les Français et leur dire que j'honorerai tous ceux qui ont fait la grandeur de la France, sans me préoccuper de la couleur de leur peau, de leur appartenance politique, de leurs origines sociales.

Je rêve qu'un jour tous les enfants dont les familles sont françaises depuis des générations, tous les enfants de rapatriés et de harkis, tous les enfants d'immigrés, tous les petits-enfants d'Italiens, de Polonais et de Républicains espagnols, tous les enfants catholiques, protestants, juifs ou musulmans puissent s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve que vous viviez dans une France où personne ne soit jugé sur la couleur de sa peau ou sur sa religion ou sur l'adresse de son quartier, mais sur la nature de son caractère.

Je rêve d'une France où chacun trouve sa place, où les professeurs n'aient plus peur de leurs élèves, où les adultes n'aient plus peur des jeunes, où les jeunes n'aient plus peur de devenir adultes, où les parents n'aient plus peur que leurs enfants vivent moins bien qu'eux, où l'ouvrier ne vive plus dans la hantise des délocalisations, où la différence ne soit plus vécue comme un danger mais comme une richesse, où l'avenir ne soit plus une menace mais une promesse.

La fraternité, c'est l'égalité des chances, c'est tout faire pour que chacun puisse développer ses talents, puisse essayer de réaliser ses ambitions, de réaliser ses rêves. Si je suis élu, je mettrai en oeuvre une politique de discrimination positive à la française, fondée non pas sur des critères ethniques qui nourriraient le communautarisme, mais sur des critères économiques et sociaux, parce que l'égalité républicaine ce n'est pas traiter également des situations inégales mais de donner plus à ceux qui ont moins, de compenser les handicaps. »

samedi, 10 mars 2007

Nicolas SARKOZY au Salon de l’Agriculture

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Nicolas Sarkozy est arrivé ce matin dès 7h30 au Salon de l’Agriculture, anticipant d'une heure et demie sa venue. Il a ensuite partagé son petit-déjeuner composé de viandes et de charcuteries avec des éleveurs et des responsables agricoles.

 

 

Nicolas Sarkozy a passé plus de quatre heures au Salon car selon lui « un chef de l'Etat doit avoir une vision pour l'agriculture ». « L'agriculture française ne peut pas être réduite à la seule question de la ruralité » et elle « doit rester un métier de production » a-t-il déclaré. Il a par ailleurs rappelé que « les valeurs du monde paysan, c’est le travail, le mérite, l’effort, la récompense »; "ça tombe bien, ce sont les miennes » a-t-il rappelé avec humour.

 

 

Sur le stand de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), Nicolas Sarkozy s’est entretenu longuement avec Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Il a réaffirmé sa volonté de « changer les règles » de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

 

 

Il s’est également prononcé pour « une agriculture européenne » qui bénéficierait « de la préférence communautaire ».

« Cela veut dire que je n'accepte pas qu'on fasse entrer sur le marché européen des produits agricoles qui ne répondent pas aux normes sanitaires qui sont celles qu'on impose à nos agriculteurs et à nos éleveurs », a expliqué le candidat.

 

 

Nicolas Sarkozy a donc estimé que « ce n’est pas aux commissaires européens d’aller négocier à l’OMC. C’est au président (de la commission) de négocier et à personne d’autre ».

 

 

Concernant la question de la publicité sur le vin, le candidat s’est à nouveau déclaré favorable.

Selon ses propos, « les producteurs de vin pourront faire de la publicité pour le vin. Le vin n'est pas une drogue » a-t-il dit