dimanche, 12 août 2007

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Nicolas Sarkozy
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Nicolas Sarkozy
 
Président de la
République française
23e président de la République
Parti politique RPR (1999)
UMP (2004)
Élu le 6 mai 2007
Présidence Depuis le
16 mai 2007
 
Prédécesseur Jacques Chirac
Successeur En fonction
Naissance 28 janvier 1955
à Paris XVIIe
Cinquième République
v · d · m
Nicolas Sarkozy [nik?la sa?k?zi]  , né le 28 janvier 1955 à Paris (17e arrondissement), est un homme d'État français, président de la République depuis le 16 mai 2007.

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Origines familiales
1.2 Parcours universitaire
1.3 Famille
1.4 Carrière politique
1.4.1 Formation
1.4.2 L'affaire Human Bomb
1.4.3 Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)
1.4.4 Le soutien à Édouard Balladur, la « traversée du désert » et le retour en grâce
1.4.5 Les élections européennes de 1999
1.4.6 La XIIe législature (2002-2007)
1.4.6.1 Gouvernements Raffarin
1.4.6.2 Gouvernement Villepin, ministre de l’Intérieur (2005-2007)
1.4.7 Campagne présidentielle de 2007
1.4.8 La présidence de la République
1.4.8.1 Gouvernements François Fillon
1.4.8.2 Cabinet présidentiel
1.4.8.3 Politique internationale
2 Controverses
2.1 Relations avec le groupe Lasserre
2.2 Affaire Clearstream 2
2.3 Médias
2.4 Relation avec les électeurs du Front national
2.5 Europe
3 Synthèse du parcours politique
3.1 Carrière au sein de partis politiques
3.2 Carrière élective locale
3.3 Carrière parlementaire
3.4 Carrière ministérielle
3.5 Présidence de la République
3.6 Tableau récapitulatif des fonctions gouvernementales et de parti
4 Décorations
5 Informations complémentaires
5.1 Patrimoine
5.2 Annexes
5.3 Anecdotes
6 Bibliographie
6.1 Ouvrages de/avec Nicolas Sarkozy
6.2 Ouvrages autour de Nicolas Sarkozy
7 Voir aussi
7.1 Liens internes
7.2 Lien externe
8 Notes et références
 


 Biographie  [modifier]

 Origines familiales  [modifier]
Nicolas Sarkozy, de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa[1],[2], est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français. Son père, Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybócsai Sárközy Pál[3]) né à Budapest le 5 mai 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le 10 septembre 1628 par l'Empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de Hongrie[4]. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu contre les Turcs, n'a pas reçu de réel titre de noblesse mais le droit de faire suivre son nom[5] par celui de son village d'origine et l'usage d'un blason[6]. La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Le père et le grand-père de Pál Sárközy avaient des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père). À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949 Andrée Mallah, qu'il épouse. Cette dernière, fille d'un chirurgien du XVIIe arrondissement de Paris, juif de Salonique (ville de l'Empire ottoman ayant accueilli les juifs chassés d'Espagne) converti au catholicisme et d'Adèle Bouvier, est alors étudiante en droit.

Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remariera trois fois. De son deuxième mariage, il aura deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.


 Parcours universitaire  [modifier]
Nicolas Sarkozy commence ses années de collège au lycée public Chaptal où il redouble sa sixième, puis entre au lycée privé Saint-Louis de Monceau et obtient le baccalauréat B au rattrapage en 1973. Sa famille s’installe à Neuilly.

Étudiant à l’université Paris X, il y obtient la maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire. Il entre ensuite à Sciences Po dont il n'est pas diplômé en raison de notes éliminatoires en anglais[7]. Il obtient en février 1980 le DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969.

En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

Il devient alors le collaborateur de l'avocat Guy Danet, puis l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet qui compte onze avocats spécialisés dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de la profession d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il renonce à l'exercer pendant ses périodes d'activité gouvernementale.


 Famille  [modifier]
Le 23 septembre 1982, Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico[8], dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Elle quitte ce dernier pour Nicolas Sarkozy en 1989 : elle obtient le divorce et l'épouse en octobre 1996. Il a pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997.


 Carrière politique  [modifier]

 Formation  [modifier]
Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975, il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980.[9]

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé subitement. Chargé d'organiser la primaire au sein de la droite pour la succession d'Achille Peretti[8], il prend de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernie[10]. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur[11]. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.


 L'affaire Human Bomb  [modifier]
En 1993, lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, ville dont il est maire, Nicolas Sarkozy négocie directement avec Éric Schmitt, alias « Human Bomb », un informaticien dépressif. Ce dernier, cagoulé et armé d'un pistolet et d'une charge d'explosifs, retient en otage 21 enfants dans une classe de maternelle ; il est finalement abattu par le RAID.


 Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)  [modifier]
Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de 1993, Nicolas Sarkozy est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,9 % des voix puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux. En tant que porte-parole du gouvernement[12] il commence à se faire connaître du grand public.


 Le soutien à Édouard Balladur, la « traversée du désert » et le retour en grâce  [modifier]
En 1995, il soutient Édouard Balladur[13] contre Jacques Chirac pour la campagne présidentielle, mais voit son candidat éliminé dès le premier tour, avec 18,58 % des suffrages exprimés. Le 5 mai, lors du dernier meeting de Jacques Chirac avant le second tour, il est sifflé et hué. À la suite de la victoire du président du RPR, il n'obtient aucun poste ministériel dans le gouvernement Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est à nouveau conspué.
C'est le début d'une « traversée du désert » qui durera jusqu'en 1997. Mais il n'occupera de nouveau poste ministériel qu'en 2002.

En 1997, la victoire législative de la gauche favorise son retour en grâce. Avec Philippe Seguin comme président, il exerce de 1997 à 1999 la fonction de secrétaire général du RPR.


 Les élections européennes de 1999  [modifier]
D'avril à octobre 1999, Nicolas Sarkozy devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin, qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement, avec Alain Madelin, la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999 et devient tête de liste après le départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,82 % des suffrages (en comparaison, la liste d'union RPR-UDF qui avait été conduite par Dominique Baudis en 1994 était arrivée en première place avec 25,58 %), et obtient un résultat inférieur à la liste menée par Philippe de Villiers et Charles Pasqua (13,05 %). Démissionnant de la présidence par intérim du RPR le 14 juin 1999, il renonce alors à toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale ; il assiste tout de même, en 2001, au 25e anniversaire de la création du RPR. Pendant cette période, il rejoint le cabinet d'avocats où il exerce et publie en 2001 un livre, Libre.


 La XIIe législature (2002-2007)  [modifier]
La XIIe législature est une période d'ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique - gouvernementale et de parti - que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et de Neuilly-sur-Seine, à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.


 Gouvernements Raffarin  [modifier]
 
Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, dans le RER A (transports Parisiens), le 13 mai 2002.
Nicolas Sarkozy en 2004Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
 Article détaillé : Liste des ministres français de l'Intérieur.
En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

Il organise avec Gilles de Robien, ministre des Transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes contribue à une baisse notable du nombre de morts.

Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

 Article détaillé : Loi pour la sécurité intérieure.
Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003[14], complétée par la Loi Perben[15], le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établies[16]. Cette loi a permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE[17]. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à 15 000 euros d'amende et un an de prison.

Malgré sa connaissance du tissu social corse grâce à ses liens familliaux[8], sa politique dans l'île est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003. Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum. Il est à noter que les familles Colonna et Culioli-Sarkozy ont été et sont toujours amenées à se cotoyer[8].

Il mène une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son prix de la tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israélite en France, saluera « l'extrême sévérité » dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémites[18].

Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars-novembre 2004)
 Article détaillé : Liste des ministres français des Finances.
Action
Il est nommé ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit[19] ; il annonce le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

Au niveau industriel, il fait passer la participation de l'État de 50,4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi / Aventis face à Novartis. En immiscant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite les dirigeants allemands[20]. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords sont cependant contestés lors de leur signature par les syndicats[21], puisque selon eux, ils auront pour conséquence la réduction de postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’UMP suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le président français lance « Je décide, il exécute » qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors du Congrès du 28 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin ; il est remplacé par Hervé Gaymard.

Bilan
Réduction selon le ministre de 2 % en moyenne du prix des articles vendus en grandes surfaces. Selon l'observatoire professionnel ECR-IRI, les prix ont baissé effectivement de 1,76 % de juin à novembre 2004, « reflétant visiblement l'accord de baisse de 2 % des prix des grandes marques conclu en juin ». [22]
Exonération temporaire des donations jusqu’à 20 000 euros à chaque enfant et petit-enfant pour relancer la croissance (mesure du 10 juin 2004 au 31 mai 2005). Cette mesure a été finalement prolongée et amplifiée jusqu'au 31 décembre 2005[23].
Engagement à ne pas privatiser EDF-GDF : « Il n’y aura donc pas de privatisation d’EDF ni de GDF [...] Voilà la réalité des choses, la réalité incontournable. »[24]. Un an plus tard, le ministre de l'Économie du gouvernement Dominique de Villepin (dans lequel il est ministre de l'Intérieur), cherche à céder des parts de GDF en vue de sa fusion avec Suez, et Nicolas Sarkozy, en tant que chef de file de l'UMP ne donne pas d'instruction contraire à ses parlementaires.
Vente d'une partie des réserves d'or de la banque de France, ainsi que de possessions immobilières.

 Gouvernement Villepin, ministre de l’Intérieur (2005-2007)  [modifier]
 
Rencontre avec des membres des forces de police en compagnie de Jean-Pierre Raffarin, le 13 mai 2002 (copyright David Mendiboure - Service photo de Matignon)Le 31 mai 2005, deux jours après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne. Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, « numéro deux du gouvernement ». Il cumule ainsi poste ministériel et présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État, lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en également la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

Affaire Nelly Crémel
Au cours de l’affaire Nelly Crémel — cette jeune femme assassinée par deux repris de justice tout juste libérés — Nicolas Sarkozy demande que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit puni, ce qui lui vaut un rappel à l’ordre du Premier ministre et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.

Immeubles insalubres ou dangereux
À la suite de plusieurs incendies survenus dans des immeubles insalubres, qui causèrent la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, voués à la destruction, soient évacués. Quelques associations, dont l’association Droit au logement, voient dans cette mesure un prétexte à l’expulsion sans relogement des locataires et des squatteurs. En août 2006, à Cachan, le plus important squat de France est évacué par la police : les occupants sont finalement presque tous relogés[25].

Scientologie
Dans son livre La République, les religions, l’espérance, Nicolas Sarkozy parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels » et, après avoir rencontré, le 30 août 2005, l’acteur et scientologue Tom Cruise, il affirme ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la scientologie. Pourtant, dans son livre[26], Nicolas Sarkozy parle de la scientologie comme d’une secte :

« Si on voulait essayer de trouver une définition de la religion par rapport aux sectes, je pense que l’un des critères les plus pertinents serait celui de la pérennité historique, car on doit convenir que l’authenticité du message spirituel est en quelque sorte légitimée par sa pérennité au travers des générations […] Les témoins de Jéhovah, ce n’est pas tout à fait de la même nature en termes de pérennité séculaire, les raëliens encore moins, la scientologie pas davantage. »

 

Affaire des termes « Kärcher » et « racaille »
Le 20 juin 2005, alors qu'il effectue une visite dans une cité de La Courneuve, au lendemain de l'homicide d'un enfant de onze ans victime de balles perdues, il déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »[27]. Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit : « Le terme « nettoyer au Kärcher » est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »[28]. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » font aussitôt l'objet d'une vive polémique, à l'origine de la rupture avec le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag[29].

En septembre 2005, Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux[30].

Le 26 octobre 2005, à 22 heures, au cours d'une visite d'un quartier défavorisé d'Argenteuil, la situation est assez tendue : le ministre est insulté par des jeunes du quartier et reçoit des jets de pierres sur son passage. Les journaux télévisés diffuseront à de nombreuses reprises les images du ministre déclarant, en s'adressant à un interlocuteur invisible à l'écran : « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser »[31]. L'usage du mot « racaille » par le ministre suscita une importante polémique dans la presse, créant l'hostilité des groupes de jeunes issus des quartiers sensibles.
L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérément employé cette expression pour occuper l'espace médiatique[32] et Le Monde fait part de l'inquiétude des jeunes des quartiers sensibles[33]. Le 6 novembre, les journalistes d'Arrêt sur images précisent que la fameuse phrase était adressée en réponse à une habitante d'origine maghrébine demandant à Nicolas Sarkozy, depuis son balcon, de « débarrasser le quartier de cette racaille »[34]. La présentatrice Françoise Laborde explique comment s'est opéré le traitement médiatique de cette affaire : il y avait d'une part la tentation pour la télévision d'aller au sensationnel et, d'autre part, un possible parti-pris de certains journalistes contre Nicolas Sarkozy.

Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises
En octobre 2005, après la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la police[35], des émeutes éclatent en banlieue parisienne et en province.

Nicolas Sarkozy prône la « tolérance zéro » et annonce que les immigrés illégaux qui ont participé aux émeutes seront expulsés du territoire. Alors qu'une partie de la gauche réclame la démission du ministre et que certains médias entame une campagne contre lui, un sondage annonce qu'une majorité de Français lui sont favorables[36].

Au terme de ces émeutes, sur les 2 734 personnes placées en garde à vue, 597 personnes ont été incarcérées et une a été expulsée[réf. nécessaire]. Outre la dureté des affrontements et les dégâts considérables — évalués à plusieurs dizaines de millions d’euros — qu'engendrèrent les émeutiers par la destruction d'écoles, de bibliothèques et d'entreprises ou par l'incendie de véhicules automobiles, on dénombra un mort et une blessée grave.

Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de « bandes organisées », de « véritables mafias ». Un rapport des Renseignements généraux rendu public suggère, quant à lui, une « révolte populaire des cités » spontanée, due à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique, ajoutant que réduire ces événements « à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse »[37].

Polémique sur la baisse de la délinquance
Julien Dray, spécialiste des questions de sécurité au Parti socialiste, déclare à propos de Nicolas Sarkozy que « son bilan sur la sécurité est mitigé ». Il nuance et critique les résultats, rappelant que, s’il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers sensibles. Le 10 janvier 2007, l'Express [38] détaille les chiffres officiels de la délinquance en distinguant les atteintes aux biens et les violences aux personnes et affirme que, sur la période 2001-2006, les premières ont baissé de plus de 17 %, alors que les secondes ont augmenté de près de 20 % en moyenne nationale.

Contrat première embauche
En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d'un Contrat première embauche destiné à réduire le chômage des jeunes. Au terme des protestations qui survinrent après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec ce projet. L'UMP précise alors que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy » et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP » qui s'appuie sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy pour la réforme des contrats de travail.

Durant la crise qui a opposé le gouvernement et les syndicats d'étudiants et de travailleurs, Nicolas Sarkozy tiendra uniquement son rôle de ministre de l'Intèrieur et s'exprimera peu sur la loi sur l'égalité des chances. Certains députés de l'UMP prendront position au sein de l'Assemblée nationale afin d'inciter le gouvernement à discuter avec les syndicats et à mettre fin à une crise devenue nationale.

Le 31 mars 2006, Jacques Chirac annonce l'aménagement du CPE, et confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l'UMP. Le 10 avril 2006, il annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés. Les différents sondages montrent que Nicolas Sarkozy semble peu affecté par la crise, contrairement aux deux chefs de l'exécutif[39]), mais le Parti socialiste cherche à l'impliquer en parlant du trio « Chirac-Villepin-Sarkozy[40] », alors que Sarkozy joue la solidarité avec le Premier ministre, saluant l'« attitude respectable[41] » de Dominique de Villepin. Selon Le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette crise[42].

Loi relative à l'immigration et à l'intégration
Cette loi, initiée par Nicolas Sarkozy en 2006, propose une évolution significative du droit de l’immigration en France. Elle se présente comme l’instrument de la mise en œuvre d’une « immigration choisie au lieu d’une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points :

- Durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. La Ligue des droits de l'Homme et le RESF, qui luttent depuis 2004 contre l’expulsion de France d’enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », qualifient ces mesures de « régression sécuritaire » et Nicolas Sarkozy de « ministre de la Chasse aux enfants ». Début juin 2006, le ministre donne des directives pour que des familles de ce type soient régularisées. D’après le RESF, 80 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directives. Au cours de l'été, Nicolas Sarkozy annonce 6 000 régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions, Jack Lang déplore qu’il ne s’agisse pas d’une régularisation massive, comme dans d’autres pays européens, tandis que Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations et son souhait d’expulser tous les immigrés illégaux. Le ministre annonce des régularisations limitées en nombre et étudiées au cas par cas.
- Retour à une politique officielle d'immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l’économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique, etc.). Plusieurs dirigeants africains s'élèvent contre cette proposition, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui estime qu’il s’agit d’un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal et au Mali pour tenter d’expliquer sa loi, mais il est chahuté et accusé de racisme[43]. Finalement en septembre 2006, il signe avec Abdoulaye Wade un accord sur une politique d’immigration concertée[44].

Affaire des mosquées de Roissy
Après la sortie du livre Les Mosquées de Roissy de Philippe de Villiers, livre qui traite du péril islamiste qui pèserait sur l’aéroport Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy indique qu’il y aurait 122 individus « plus ou moins » suspects travaillant à Roissy sur 83 000 habilitations délivrées et qu’ils feraient l’objet de procédures d’abrogation d’habilitation[45].

Le 21 octobre 2006, le ministre justifie l’abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des « pratiques radicales » et qu’il préférait risquer « un contentieux devant un tribunal plutôt qu’un drame »[46]. Quatre bagagistes, dont les habilitations ont été retirées par le préfet, effectuent un recours devant le tribunal administratif de Bobigny et demandent à considérer que le retrait de cette habilitation est discriminatoire, car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques.

Alors que la CFDT porte plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination, la CFTC d’Air France annonce la grève et dénonce un « durcissement » dans l’attribution des badges aéroportuaires[47]. Le MRAP dénonce les « ravages de la stigmatisation »[48] et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques [49].

L’administration, de son côté, souligne l’existence de cas inquiétants, comme celui d’un bagagiste français qui aurait passé trois années au Yémen, où il aurait séjourné dans un camp d’entraînement militaire tenu par des islamistes[50].

À l’issue des premières procédures devant les tribunaux, quatre employés sur une petite dizaine de requérants ont obtenu gain de cause et ont pu récupérer leur badge[51].

Loi sur la prévention de la délinquance
Nicolas Sarkozy a initié, dès 2006, un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Parmi les points-clé de ce projet, il a insisté pour que soient détectés, dès le plus jeune âge, d'éventuels troubles du comportement. La loi a été votée et validée par le Conseil constitutionnel, mis à part deux articles qui prévoyaient la responsabilisation des magistrats instructeurs.

Contrôle des activités sur Internet
Nicolas Sarkozy tient aussi à durcir et à réprimer fortement les activités de délinquance sur Internet, en particulier la diffusion de scènes de violence, visant le Happy slapping, avec un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour ce faire, il prône la rétention par les FAI de toutes les données. de connexion pendant 1 an. La Ligue ODEBI, organisation indépendante de défense des libertés numériques[52]dénonce le fait que la diffusion d'images de violences policières devienne ainsi condamnable, entrainement jusqu'à 5 ans d'emprisonnement lorsque les images sont diffusées par de simples citoyens.

Bilan
Le 8 juin 2006, lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l’Intérieur depuis son arrivée en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d’études de l’Observatoire national de la délinquance (OND)[53] réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l’Intérieur, aux années de législature socialiste. Les chiffres de l’insécurité qu’il présente sont globalement en baisse (en moyenne de 3 %[réf. nécessaire]) sur la période 2002-2005, à l’exception des violences aux personnes, en nette hausse (9 % selon le Ministère de la Justice). Cette tendance se serait poursuivie en 2006 (délinquance globalement en baisse mais hausse des violences aux personnes)[54]. Le taux d’élucidation présente une amélioration en passant de 26,3 % en 2002 à 31,8 % selon l’INSEE[55], bien que la méthode de calcul de ce taux ait été discutée[56].Le Canard enchaîné attribue la baisse de la délinquance à la forte baisse des vols de téléphones portables[57], responsables à eux seuls de 40 % des infractions.

En réaction à ce bilan, qui n’intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnes[58]durant le ministère de Nicolas Sarkozy et établit des liens entre cette augmentation et les décisions du ministre, qu’il avait critiquées[59]. Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police, qui dépend désormais du nombre d’infractions constatées[60], introduit un biais à la baisse des statistiques collectées, dont l’exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire. En réaction à ce même bilan, Alain Bauer, président de l’observatoire national de la délinquance, précise que l’indicateur de la violence continue d’augmenter inexorablement chaque année quelle que soit la législature au pouvoir.

En matière de sécurité routière, la politique de contrôle et de répression qu’il a mise en place aurait permis de réduire le nombre de tués de 7 242 en 2002 à 4 703 en 2006, soit une baisse de 35 % en l’espace de quatre ans[61]. On observe cependant en 2007 une remontée des chiffres (+ 6 % de tués, + 10 % de blessés entre 2006 et 2007, sur les trois premiers mois, selon certains experts cette parenthèse serait due au relâchement des automobilistes qui espéraient une amnistie).

En matière d’immigration, l’immigration légale continue de se développer, mais à un rythme moins soutenu, en raison de la baisse du nombre de titres de séjour délivrés : - 2,57 % en 2005 par rapport à 2004. Cette baisse du nombre de titres délivrés est la première depuis 10 ans. En parallèle, les expulsions d’immigrés clandestins ont doublé entre 2000 et 2005, passant de 10 000 à 20 000[62].

Après que Nicolas Sarkozy ait exprimé son souhait de démissionner du ministère de l'Intérieur pour s'investir à temps plein dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007[63], c'est le 19 mars 2007 que Jacques Chirac annonce la date de démission du ministre de l'Intérieur : Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions le 26 mars, laissant la place à François Baroin.


 Campagne présidentielle de 2007  [modifier]
 Article détaillé : Élection présidentielle française de 2007.
 
Le siège de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d'Enghien, Paris XeNicolas Sarkozy a rendu publique sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 dans une interview à la presse régionale réalisée le 29 novembre 2006[64]. Il avait annoncé son intention de se présenter dès 2004.

Les mots d'ordre de sa campagne ont été la restauration de la confiance dans la politique, « la rupture tranquille », et l'ordre en mouvement (s'opposant par là au slogan de l'« ordre juste » de sa concurrente Ségolène Royal, qu'il jugeait immobiliste). Les journalistes y voient une référence au slogan de François Mitterrand, la « force tranquille »[65],[66].

Le 10 janvier 2007, le Parti socialiste rend public un ouvrage rédigé par Éric Besson et intitulé L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy[67] dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » derrière des apparences de pragmatisme[68]. L'UMP réagit vivement, parlant d'« attaques personnelles aux accents xénophobes douteux » ; Yves Jego parle d'« une caricature malhonnête »[69]. Éric Besson, l'auteur du livre et secrétaire national du Parti socialiste, déclara par la suite qu'il s'agissait « d'une entreprise délibérément conçue de diabolisation » organisée par le PS[70]. Le Parti socialiste adopte alors selon les partisans de Nicolas Sarkozy et certains médias une tactique de diabolisation dite TSS (Tout Sauf Sarkozy)[71]

Le dimanche 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy est désigné candidat de l'UMP à l'élection présidentielle suite à un vote en sa faveur de 98,12 % des votants et un taux de participation de 69 % des adhérents (Nicolas Sarkozy était le seul à présenter officiellement sa candidature à la candidature au sein de l'UMP après l'abandon de Dominique de Villepin, Rachid Kaci et Michèle Alliot-Marie) , durant un congrès de l'UMP réunissant entre 30 000 et 110 000 personnes suivant les sources[72].

Le lundi 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle, espérant vaincre « la barrière du ministre d'État » et ouvrant une « nouvelle étape de la campagne ». L'annonce de son départ avait été faite le 21 mars par Jacques Chirac dans une allocution télévisée. François Baroin prend sa succession place Beauvau.

Au premier tour le 22 avril 2007 Nicolas Sarkozy a obtenu, avec 31,18 % des suffrages exprimés, le 2e plus haut score relatif pour un candidat de la droite républicaine depuis 1974 où Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu 32,6 % des voix, et plus haut score absolu jamais obtenu par un candidat au 1er tour avec 11 448 663 voix[73]. Le 6 mai, il remporte le second tour avec 53,06 % des suffrages (18 983 138 voix) face à Ségolène Royal : il est élu président de la République.

Pour la première fois au cours de la Ve République, des heurts entre les forces de l'ordre et des opposants au résultat de cette élection se sont produits dans plusieurs villes.[74]

Lors de son premier discours après l'annonce du résultat provisoire, Nicolas Sarkozy a mis l'accent sur les questions internationales, et sa volonté de rapprocher les positions de la France avec les partenaires européens en faisant ratifier rapidement par le parlement les dispositions essentielles du projet de traité qui permettront à l'Europe de fonctionner. Il a souhaité mettre un terme aux différends de la France avec les États-Unis, avec qui il souhaite pouvoir négocier en toute franchise tout en maintenant l'indépendance de la France. Il souhaite s'investir pour la question des otages français, dont la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt, pour la défense des droits de l'homme, notamment le sort des femmes et des opprimés. Il a rappelé aussi son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, et défendu un développement autonome de l'Afrique et d'une « Union méditerranéenne » forte aux côtés de l'Union européenne. Il a remercié les Français pour leur participation aux scrutins et leur engagement et leur franchise dans les débats de la campagne, y compris ceux qui n'ont pas voté pour lui.

Le 14 mai 2007, il annonce sa démission de la présidence de l'UMP.


 La présidence de la République  [modifier]
Nicolas Sarkozy a été élu président de la République le 6 mai 2007 avec 53,06 % des suffrages exprimés (18 983 138 suffrages) contre 46,94 % pour Ségolène Royal (16 790 440 suffrages), devenant le 23e président de la République française et le 6e président de la Ve République.

La passation des pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac a lieu le 16 mai 2007. Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy rend hommage, à la cascade du Bois de Boulogne aux 35 jeunes Français résistants assassinés en août 1944 par les nazis, comme à Guy Môquet résistant communiste de 17 ans, fusillé à Châteaubriant en octobre 1941, puis il se rend à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.


 Gouvernements François Fillon  [modifier]
 Articles détaillés : Gouvernement François Fillon (1) et Gouvernement François Fillon (2).
Le 17 mai, il nomme son premier Premier ministre François Fillon qui forme le 18 mai un gouvernement réduit à 15 ministres (huit hommes, sept femmes), auxquels s'ajoutent quatre secrétaires d'État et un haut-commissaire masculins, et ouvert à plusieurs personnalités de gauche, du centre droit et de la société civile. Le ministère de l'Économie et des Finances est scindé en deux, l'un chargé du budget de l'État, l'autre de la stratégie économique et du développement. Conformément au Pacte écologique signé par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, Alain Juppé prend la tête d'un grand ministère alliant l'écologie, l'aménagement territorial et le transport.

À l'issue du second tour des élections législatives de 2007, l'UMP garde la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec ses 313 membres. Conformément aux traditions républicaines, François Fillon lui remet sa démission le 18 juin et Nicolas Sarkozy le reconduit immédiatement dans sa fonction pour former un nouveau gouvernement, sans la présence d'Alain Juppé, seul ministre battu dans sa circonscription.


 Cabinet présidentiel  [modifier]
Secrétaire général : Claude Guéant
Chef de l'État-major particulier : vice-amiral d'escadre Édouard Guillaud
Conseiller spécial du président : Henri Guaino
Conseillers du président : Raymond Soubie et Catherine Pégard
Conseiller diplomatique et sherpa : Jean-David Levitte
Secrétaire général adjoint : François Pérol
Directeur de cabinet : Emmanuelle Mignon
Conseillers à la présidence : Georges-Marc Benamou, Arnold Munnich et Patrick Ouart
Porte-parole : David Martinon
Chef de cabinet : Cédric Goubet

 Politique internationale  [modifier]
 
Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 12 septembre 2006Les débuts de la politique internationale de Nicolas Sarkozy sont marqués par un activisme important dans de nombreux domaines afin d'incarner ainsi la « rupture » promise pendant la campagne. La nomination du socialiste Bernard Kouchner à la tête du ministère des Affaires étrangères est ainsi vue comme un symbole.

Femmes
Nicolas Sarkozy avait durant sa campagne présidentielle[75], voulu que la France prenne la défense des femmes, et notamment celle d'Ingrid Bétancourt retenue en otage en Colombie et des femmes bulgares prisonnières en Libye.

Une action est engagée dans les premiers jours afin d’obtenir la libération d’Ingrid Bétancourt prisonnière des FARC en Colombie. Le président colombien accède en partie aux demandes de Nicolas Sarkozy en libérant des prisonniers FARC. Quelques semaines plus tard les FARC donnent des preuves de vie d’Ingrid Bétancourt, sans cependant la libérer.[76]

Nicolas Sarkozy a favorisé la libération des infirmières bulgares, bien que la commission européenne ait eu un rôle très important et ceci depuis plusieurs années. Quelques jours avant leur libération Cécilia Sarkozy se rend sur place afin d'agir pour leur libération[77]. Le 24 juillet 2007, les infirmières bulgares sont libérées et transférées en Bulgarie à bord d'un avion de la République française.[78]

Darfour
Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner organisent la conférence de Paris, réunissant une vingtaine de pays[79], afin de relancer le processus sur le Darfour le 25 juin 2007. Bernard Kouchner lance l’idée d’un corridor humanitaire et suite à la réunion, une force hybride de 20 000 hommes est soutenue afin d’être déployée au Darfour, force comportant des membres de l’Union africaine et de l’ONU.[80]. Le 31 juillet 2007, l'ONU approuve à l'unanimité l'envoi de troupe au darfour[81].

Organisations internationales
Nicolas Sarkozy propose la candidature de DSK à la présidence du FMI, alors même que celui-ci appartient à l’opposition. Ce soutien sert la même volonté d’ouverture de sa politique. La candidature de DSK est soutenue par les européens[82] dès le 10 juillet 2007.

Union européenne
« Traité simplifié »
Lors du sommet européen du 8 au 10 juin 2007 présidé par l’Allemagne Nicolas Sarkozy défend l’idée d’un « traité simplifié » entre les partenaires européens, reprenant certaines avancées du projet de constitution européenne. Après de longues négociations avec, en particulier, le président polonais Lech Kaczynski, ce projet est adopté le 23 juin 2007[83].

Eurogroupe
Le président prévoit de ne pas avoir un équilibre budgétaire avant 2012, cependant le gouvernement précédent avait promis à l’Eurogroupe de rétablir cet équilibre en 2010. Face au début de « grogne » des ministres des Économies des pays de l’Union européenne, Sarkozy décide de défendre lui même sa politique budgétaire en se rendant à la réunion des ministres de l’Eurogroupe[84]. Le résultat de cette réunion a été considérée par une partie de la presse comme une victoire de Nicolas Sarkozy qui aurait convaincu ses partenaires en affirmant que son « choc fiscal » permettrait de relancer la croissance et de revenir dans les critères de Maastricht à l’horizon 2012.


 Controverses  [modifier]

 Relations avec le groupe Lasserre  [modifier]
Nicolas Sarkozy est mis en cause depuis mi-février 2007 au sujet de ses relations avec ce groupe immobilier, en charge de la plupart des opérations à Neuilly depuis 1980[85]. Selon les articles publiés par Le Canard enchaîné dans ses éditions des 28 février, 7 , 14 mars, 18 avril et 23 mai incluant des photocopies de factures, le décompte détaillé des aménagements complémentaires et des analyses faites à partir des actes notariés de la Conservation des hypothèques, Nicolas Sarkozy :

aurait fait bénéficier en mars 1997 le groupe Lasserre d’un « cadeau » de 750 000 euros sur l'achat des droits à construire sur l'île de la Jatte.
a acheté en juin 1997 un appartement au groupe Lasserre, principal partenaire immobilier de la ville de Neuilly-sur-Seine, dont il était maire.
aurait bénéficié lors de cet achat d’une réduction d’au moins 114 340 euros et également de prestations pour des aménagements complémentaires de 279 290 euros, dont il a acquitté 60 980 euros.
La presse nationale et internationale[86] a fait état des articles publiés dans Le Canard enchaîné. Cependant aucun média n’a publié à ce jour d’autres enquêtes journalistiques confirmant les informations de l'hebdomadaire satirique. Nicolas Sarkozy, de son côté, a démenti l’ensemble de ces allégations sans apporter d’explications sur les factures et décomptes publiés par ce journal, à l’exception de celle qui concernait un escalier en chêne.


 Affaire Clearstream 2  [modifier]
 Article détaillé : Affaire Clearstream 2.
Le nom de Nicolas Sarkozy apparaît indirectement dans des listings truqués de la société Clearstream. Il se porte partie civile le 31 janvier 2006, relançant l'affaire. Selon un délateur surnommé « le corbeau », Nicolas Sarkozy aurait disposé de deux comptes dans une banque italienne (la Banca popolare di Sondrio), déguisés sous des noms proches de son identité. Le corbeau sous-entendait dans son courrier que les personnes citées, y compris Nicolas Sarkozy, auraient touché des pots-de-vin dans l'affaire des frégates de Taïwan.

Nicolas Sarkozy exige des explications auprès de Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, et du directeur de la DST. La Banca popolare di Sondrio reçoit une commission rogatoire de la justice française, le 5 novembre 2004, et envoie une réponse négative le 16, affirmant que Clearstream ne détient pas de comptes personnels. Malgré cette célérité de la banque, ces résultats innocentant Nicolas Sarkozy n'ont été communiqués au juge Renaud Van Ruymbeke qu'à la fin de 2005. Le journaliste Stéphane Denis affirme dans une interview au Point du 11 mai qu'il avait transmis en septembre 2004 et avril 2005 un message oral du général Rondot à Nicolas Sarkozy sur l'enquête Clearstream. Nicolas Sarkozy a été entendu le 11 mai 2006 en tant que témoin assisté par le juge Jean-Marie d'Huy chargé de l'enquête.

Imad Lahoud, l'auteur présumé des falsifications des listings, a affirmé, début novembre 2006, après l'avoir précédemment nié[87], qu'il avait rencontré deux fois, en 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie, pour « évoquer » ce dossier. Nicolas Sarkozy a démenti cette allégation et prouvé que, le jour de la « rencontre » avancée par Lahoud, il était en voyage à l'étranger. Il assure, en outre, n'avoir appris toute l'histoire que par voie de presse. Le journaliste Éric Decouty affirme, pour sa part, que Nicolas Sarkozy aurait été mis au courant de la manipulation dont il était l’une des cibles plus tôt qu’il ne le prétend, en 2005, et qu'il a essayé de tirer profit politiquement de cette situation en laissant faire[88],[89].


 Médias  [modifier]
Par contraste avec la période qui a suivi les défaites de 1995 et de 1999, Nicolas Sarkozy est l'objet d'une importante médiatisation depuis 2002. Il réalise ainsi dans l'émission 100 minutes pour convaincre le plus gros score d'audience à l'époque pour une émission politique en 2003, avec plus de sept millions de téléspectateurs[90]. Il est le seul à avoir été invité trois fois à cette émission[91]. En 2007, avec l'émission J'ai une question à vous poser, il atteint un pic de près de dix millions de téléspectateurs (et environ 8 millions en moyenne)[92].

Il fait de son épouse un de ses principaux conseillers dans ses ministères, puis son chef de cabinet à la présidence de l'UMP. Son couple et sa famille, mêlés à ses actions publiques et ainsi mis en scène, s'affichent dans les médias. Mais en mai 2005, des problèmes conjugaux surgissent et sont largement médiatisés, en particulier dans Le Matin, que Nicolas Sarkozy attaque en justice[93]. Et le 26 août 2005, Paris-Match présente même à la une Cécilia avec son ami Richard Attias. À la suite de cette publication, Nicolas Sarkozy, furieux, aurait usé de son influence auprès d'Arnaud Lagardère, dont le groupe est propriétaire de Paris-Match, pour faire limoger le directeur de l'hebdomadaire, Alain Genestar, selon ce dernier qui quitte son poste une année plus tard[94]. Après la reformation de son couple, Nicolas Sarkozy explique au début de 2006 qu'il « regrette » d'avoir présenté sa famille trop médiatiquement.

Selon le Canard enchaîné[95], Nicolas Sarkozy serait intervenu pour empêcher la publication d'un livre de Valérie Domain sur Cécilia Sarkozy chez First Editions en octobre 2005. Ce qui déclenche en France un débat sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques. La « biographie » de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a finalement été publiée, sous forme de fiction, le 8 février 2006, sous le titre Entre cœur et raison aux éditions Fayard. Le syndicat de journalistes SAJ-UNSA l'accuse[96] par ailleurs d'être intervenu pour que l'accréditation permettant à un journaliste de recevoir des informations directement de l'administration, soit ôtée à Raphaëlle Picard, de l’AFP, auteur d’un reportage sur des perquisitions menées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5 h 30 du matin le 4 octobre 2006. Cette descente a provoqué une enquête sur son déroulement et ses conséquences[97]. Une source anonyme interne du journal Libération, confirmée par son PDG Laurent Joffrin[98], affirme que Nicolas Sarkozy a appelé, le 7 mars 2007, l'actionnaire principal du journal, Édouard de Rothschild, pour se plaindre d'un titre qu'il jugeait outrancier : « Impôt sur la fortune de Sarkozy : le soupçon », en qualifiant Libération de « journal de gauche de merde ». Le lundi 16 avril 2007, Joseph Macé-Scaron, l'ancien directeur du Figaro Magazine, affirme sur RTL qu'il a été « démissionné » du Figaro pour avoir refusé de céder à des pressions sarkozistes ; il estime que des menaces sont exercées par Nicolas Sarkozy sur l'ensemble des journalistes politiques.

Nicolas Sarkozy est intervenu le mardi 2 mai 2007 sur France Inter [99]concernant les accusations de main-mise sur les médias dont il est l'objet : « On me dit que les médias sont à ma solde. Mais qui peut croire une chose pareille, quand on voit le déchaînement qu'a suscité ma candidature, mon projet », citant deux des soutiens de Ségolène Royal, Libération et Le Nouvel Observateur, dont les actionnaires majoritaires sont respectivement Édouard de Rothschild (un ami de Nicolas Sarkozy) et Claude Perdriel, parmi les grandes fortunes françaises.[100].

Au lendemain de l'élection présidentielle de 2007, une nouvelle controverse médiatique a surgi à l'occasion de sa « retraite » sur le yacht de Vincent Bolloré, le Paloma[101].


 Relation avec les électeurs du Front national  [modifier]
Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises, et ce depuis 1998, rappelé son intention de récupérer les électeurs du Front national [102]. Nicolas Sarkozy dénonce parallèlement les positions du Front national, comme lors de son débat avec Jean-Marie Le Pen lors de l'émission 100 minutes pour convaincre, où il affirme son opposition avec les idées d'extrême-droite. Des personnalités politiques de l'opposition lui reprochent de vouloir s'attirer l'électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive « paraxénophobe » ». De la même façon, Act-Up ou les Guignols de l'info présentent médiatiquement le ministre de l'Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d'égalité. Ainsi, en janvier 2006, l'association Act Up publie des affiches[103] comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan « Votez Le Pen ».

Reprise de points du programme du Front national
Le collectif Ré-So, qui s'affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article[104] que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s'agit de points comme la coopération étroite entre la police et la Justice, la facilitation des contrôles d'identité, l'instauration d'une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l'expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées.

Certaines autres de ses mesures et positions sont critiquées par Jean-Marie Le Pen : réforme de la double peine, prise de position en faveur de la discrimination positive, du financement public de mosquées et de quotas d'immigration, positions que le Front national combat[105]. Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur du droit de vote des résidents étrangers, en situation régulière et présent depuis au moins dix ans sur le territoire français, aux élections locales. Il a par ailleurs encouragé la nomination d'un « préfet musulman », Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura.

Le pourcentage de votes pour l'extrême droite a reculé pour la première fois de 19,20 % (FN+MNR) en 2002 à 12,67 % (FN + MPF) ou 10,44 % (FN uniquement) en 2007. Jean-Marie Le Pen retombe ainsi à ses niveaux d'avant 1988. Françoise Fressoz dans Les Échos observe qu'« on le doit en partie à la stratégie du président de l'UMP »[106].


 Europe  [modifier]
Après l'échec en France du référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe, Nicolas Sarkozy propose qu'un directoire formé des six plus grands pays prenne la direction des affaires européennes. « Je souhaite enfin — sur un plan qui n'est pas institutionnel, mais davantage politique — que [...] nous fassions en sorte que les six principaux pays [...] qui représentent 75 % de la population de l'Union, jouent un véritable rôle de moteur de l'Union européenne ». Cette vision de l'Europe est perçue par d'autres membres de l'Union européenne (les scandinaves notamment) comme au pire, de l'impérialisme, au mieux une perte de souveraineté, entrainant un rejet en bloc du projet de la construction européenne[107]. Un chercheur à l'IEP et corédacteur en chef de la revue officielle du Parti socialiste, Alexis Dalem, polémique en réduisant son bilan à une « instrumentalisation des questions européennes au profit de l’affichage médiatique, faiblesse de l’engagement européen, accord avec la vision britannique d’une Europe réduite à un grand marché voué au libéralisme économique »[108].

Nicolas Sarkozy est opposé à l'entrée de la Turquie, affirmant que celle-ci ne respecte pas le protocole d'Ankara mais surtout qu'il considère qu'elle se trouve non en Europe mais en Asie Mineure[109]


 Synthèse du parcours politique  [modifier]

 Carrière au sein de partis politiques  [modifier]
Date Fonction
1977 Membre du comité central du RPR
1978-1979 Délégué national des jeunes du RPR
1979-1981 Président du Comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981
1988 Secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation
1989 Secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation

Codirecteur de la liste d'union pour les élections européennes
 
1992-1993 Secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des fédérations
Depuis 1993 Membre du bureau politique
1995-1997 Directeur de campagne et porte-parole d'Édouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995
Porte-parole du RPR
1997-1999 Secrétaire général du RPR
1999 Président du RPR par intérim

Tête de la liste RPR-DL pour les élections européennes de juin
 
mai 2000 Élu président du comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine
28 novembre 2004 - 14 mai 2007 Président de l'UMP


 Carrière élective locale  [modifier]
1977 - 1983 : conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine;
1983 - 2002 : maire de Neuilly-sur-Seine (60 364 habitants) ; (depuis 2002 : adjoint « hors rang »);
1983 - 1988 : conseiller régional d'Île-de-France;
1985 - 1988 : conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine;
1986 - 1988 : vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'enseignement de la culture;
2004 - 2007 : président du Conseil général des Hauts-de-Seine. Il démissionne de cette fonction le 15 mai, après son élection à la Présidence de la République.
2004 - 2007 : conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Nord

 Carrière parlementaire  [modifier]
Députation à l'Assemblée nationale
Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription des Hauts-de-Seine) :
mars 1988 - mars 1993 : élu avec 67,35 % des voix au premier tour
mars 1993 - avril 1993 : réélu avec 64,90 % des voix au premier tour. Il est remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre du Budget.
septembre 1995 - mai 1997 : réélu après la démission de son suppléant
mai 1997 - juin 2002 : réélu avec 56,23 % des voix au premier tour
juin 2002 - juillet 2002 : réélu avec 68,78 % des voix au premier tour. Il est remplacé par sa suppléante Joëlle Ceccaldi-Raynaud en juillet, après sa nomination comme ministre de l'Intérieur.
13 mars 2005 - mai 2007 : réélu, après la démission de sa suppléante, au premier tour, avec 70 % des suffrages exprimés.
Députation au Parlement européen :
Député français
élu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste Union pour l'Europe, dont il était tête de liste. Il était, à ce moment-là, maire de Neuilly, député des Hauts-de-Seine et député européen. En raison de la loi sur le cumul des mandats, il choisit de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné, en remplacement, la nomination de Brice Hortefeux.

 Carrière ministérielle  [modifier]
Ministre :
29 mars 1993 - 18 mai 1995, ministre du Budget, chargé d'exercer à titre provisoire les fonctions de ministre de la Communication, et Porte-parole du gouvernement (Gouvernement Édouard Balladur) ;
7 mai 2002 - 31 mars 2004, ministre de l'Intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales dans le premier et le deuxième gouvernement Raffarin.
Ministre d'État :
31 mars - 29 novembre 2004, ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin ;
31 mai 2005 - 26 mars 2007, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l’Aménagement du territoire, dans le gouvernement De Villepin.

 Présidence de la République  [modifier]
6 mai 2007, élu au second tour de l'élection présidentielle président de la République
16 mai 2007, prend officiellement ses fonctions de président de la République, succédant à Jacques Chirac
17 mai 2007, nomme François Fillon, son conseiller politique, au poste de Premier ministre (voir premier gouvernement François Fillon)
18 juin 2007, conformément à la tradition républicaine des lendemains d'élection législatives, le premier ministre François Fillon remet au président de la République Nicolas Sarkozy la démission de son gouvernement. Ce dernier le charge de recréer un gouvernement dont il sera à la tête (voir second gouvernement François Fillon).

 Tableau récapitulatif des fonctions gouvernementales et de parti  [modifier]
Précédé par Nicolas Sarkozy Suivi par
Jacques Chirac Président de la République française
2007-
 -
Dominique de Villepin Ministre français d'État de l'Intérieur
Gouvernement Dominique de Villepin
2005 - 2007
 François Baroin
Alain Juppé Président de l'UMP
2004-2007
 Jean-Claude Gaudin
(intérim)
Francis Mer Ministre français d'État des Finances
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (3)
2004
 Hervé Gaymard
Daniel Vaillant Ministre français de l'Intérieur
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (1) et (2)
2002 - 2004
 Dominique de Villepin
Philippe Séguin Président du RPR
(intérim)
1999
 Michèle Alliot-Marie
Jean-François Mancel Secrétaire général du RPR
1997 - 1999
 Adrien Gouteyron
Alain Carignon Ministre français de la Communication
Gouvernement Édouard Balladur
1994 - 1995
 (poste supprimé)
Louis Mermaz Porte-parole du gouvernement Balladur
1993 - 1995
 François Baroin
Martin Malvy Ministre français du Budget
Gouvernement Édouard Balladur
1993 - 1995
 François d'Aubert


 Décorations  [modifier]
Grand maître de la Légion d'honneur (2007)
Chevalier de la Légion d'Honneur (2004)
Grand-Croix de l'Ordre national du Mérite
Commandeur de l'Ordre de Léopold (Belgique)

 Informations complémentaires  [modifier]

 Patrimoine  [modifier]
M. Sarkozy a fait état d'un patrimoine totalisant 2,04 millions d'euros, principalement en assurance

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