dimanche, 12 août 2007

David Martinon, un diplômate à l'ELysée

David Martinon,

Il a contribué à la compagne de Nicolas, au QG de la rue d'Enghien,

Porte-parole de l'Elysée, sa mission est d'expliquer l'action de Nicolas Sarkozy.

Il est jeune est brillant (major de Ena - promo Valmy), un proche de Cécilia.

A suivre...

  

David Martinon
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David Martinon, né le 13 mai 1971 à Leyde (Pays-Bas), est le porte-parole de l'Elysée depuis mai 2007.


Études [modifier]
Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris,
Titulaire d’un DEA en économie et politiques publiques,
Ancien élève de l'ÉNA, d’où il sort major en 1998 (promotion Valmy).

Carrière [modifier]
Il débute comme chargé de communication aux "États généraux de l’opposition" en 1990, puis conseiller en communication politique et marketing électoral à la société Acte Public Communication de 1991 à 1994. François Léotard, ministre de la Défense, l'engage ensuite comme chargé de mission pour la communication en 1995.

À sa sortie de l'ÉNA, il intègre le ministère des Affaires étrangères et devient de 1998 à 2001 adjoint au porte-parole du Quai d'Orsay, alors dirigé par le socialiste Hubert Védrine. Puis il devient rédacteur à la sous-direction des affaires communautaires du même ministère.

En mai 2002, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, en fait son conseiller diplomatique. Il occupe une fonction identique (conseiller technique pour les affaires internationales et européennes) quand Nicolas Sarkozy rejoint Bercy, puis retrouve son poste de conseiller diplomatique quand ce dernier réintègre la place Beauvau. Il cumule alors cette fonction avec celle de directeur des relations internationales de l’UMP.

Il est le chef de cabinet de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

À la suite de l'élection de ce dernier à la présidence de la République, il est nommé porte-parole de l'Elysée le 16 mai 2007.

Très tôt engagé dans la famille libérale, il décrit son parcours comme une lente rupture avec l’utopie madeliniste. C'est un proche de Cécilia Sarkozy.


Citations [modifier]
« Pendant des années, j’ai biberonné du Madelin. A droite, c’était le seul qui moulinait vraiment. Il faisait de très bons papiers, sur Tocqueville ou Hayek... Mais j’ai compris qu’il n’aurait jamais le pouvoir, et Sarkozy m’a guéri de mon libéralisme théocratique ! »

De Nicolas Sarkozy, il a dit : « c’est une drogue dure avec accoutumance immédiate ».

vendredi, 16 février 2007

la tribune de Laurent Wauquiez contre une smicardisation des français.

Par Laurent Wauquiez
Secrétaire national auprès du secrétaire général délégué
Député de la Haute-Loire
Le Figaro - 16 février 2007

L’enfer pour les classes moyennes est pavé de bonnes intentions. Ségolène Royal vient d’en donner une démonstration inquiétante dans une des mesures phares de son programme : l’augmentation du SMIC à 1500 euros.

Cette mesure aurait d’abord un effet catastrophique sur l’emploi. En augmentant artificiellement le smic, Ségolène Royal relèverait considérablement le coût du travail non qualifié. Le résultat est que les entreprises vont réfléchir encore plus avant d’embaucher. Les premières victimes seraient les jeunes, les salariés les moins formés … qui tomberaient dans les fameuses trappes à chômage.
Selon les prévisions faites par des économistes de l’Université de Dauphine, une augmentation de 10% du SMIC détruit autour de 200 000 emplois. En passant à 1500 euros au gré d’une promesse racoleuse, la candidate socialiste prend le risque de rayer d’un trait de plume 400 000 emplois. Plus on augmente le smic, moins les salariés ont de chances d’être embauchés, plus l’emploi trinque. Du coup il faut des allégements de charges sociales pour que les entreprises puissent compenser. Cela nous coûte aujourd’hui la bagatelle de 23 milliards d’euros. Jolie promesse à vrai dire.


Mais le vrai effet pervers réside dans la smicardisation de la classe moyenne. En France une proportion record de la population est d’ores déjà payée au SMIC : 17% de la population, près de 2,5 millions de personnes. A l’inverse un pays comme l’Espagne ou l’Allemagne a moins de 5% de personnes rémunérées aux salaires planchers. Avec ce cadeau empoisonné, la candidate socialiste ferait bondir brutalement la proportion de smicards à 30 % ce qui ferait de la France le pays le plus nivelant en termes de salaires. L’impact serait terriblement démotivant pour la classe moyenne : l’écrasement des salaires nourrit un sentiment de déclassement. Embauché au Smic, on risquerait d’y rester toute sa vie.

Il faut également dire que ce dopage du smic se ferait au détriment de tous les autres salaires. Les marges de manœuvre en termes d’augmentation seraient exclusivement phagocytées par cette hausse. C’est d’ailleurs ce que constatait une déléguée cgtiste d’une entreprise du sud-ouest où 80% des salariés sont au smic : « l’argent englouti dans une hausse de smic bloque l’augmentation des autres salaires. »

Un employé pouvait jusqu’ici vivre avec l’ambition de s’écarter le plus vite possible du smic, avec de telles mesures il va vivre au contraire avec la peur d’être rattrapé et englobé par le smic. Au lieu de tirer vers le haut, on scotche au plancher les classes moyennes. C’est l’invention du descenseur social.

Le programme de Nicolas Sarkozy est aux antipodes. Il repose sur un constat clair : le problème en France est aujourd’hui celui du travail et des classes moyennes auxquelles il faut redonner un espoir. Cela passe par une hausse du pouvoir d’achat pour celui qui souhaite travailler plus afin de sortir par le haut. C’est ce message d’avenir dont la société française a besoin aujourd’hui.